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La petite peste joue son rôle à la perfection

 

17 février 2012 – Lorsqu’Adam Chapman s’est joint aux Olympiques de Gatineau en octobre dernier, peu d’amateurs le connaissaient réellement. Puis petit à petit, ses performances sur la patinoire du Centre Robert-Guertin se sont mises à attirer l’attention de certains. Quelques mois plus tard, il est maintenant devenu l’un des piliers de cette jeune formation.

 

Cette belle ascension n’a rien de surprenant. Elle n’a rien de surprenant puisque le numéro 23 des Olympiques est un joueur d’exception. Le type de porte-étendard que tu adores lorsqu’il évolue pour ton club, mais que tu détestes royalement lorsque tu dois l’affronter. Des guerriers comme Adam Chapman, il n’y en a pas à tous les coins de rue.

 

« Je suis un joueur qui ne lâche pas son adversaire d’une semelle, a-t-il affirmé en levée de rideau. J’adore me positionner devant le filet, question d’avoir la chance de saisir un retour de lancer ou de nuire au travail du gardien de but. En étant positionné là, ça me permet de déconcentrer mes rivaux et d’être menaçant en offensive. Je suis aussi capable d’être détestable sur la patinoire. Je me prends un malin plaisir à faire fâcher les joueurs adverses. Plus qu’ils sortent de leurs gonds, plus qu’ils ont la chance d’être puni».

 

Par exemple, l’attaquant de 6’01 et 199 livres ne manque jamais une occasion de discuter avec ses rivaux lors des arrêts de jeu ou lorsqu’il y a un peu de rififi entre les deux équipes. Et non, vous aurez deviné que ce n’est pas toujours pour les inviter à prendre le thé après la partie. « C’est vraiment cool de se faire détester autant, a-t-il indiqué. J’ai un très bon tempérament et je ne me fâche jamais lorsque je reçois de la visite ou qu’un joueur cherche à se vanger. C’est plaisant de les voir exploser de colère, alors que moi, j’ai seulement à leur faire un petit sourire en retour. Ils deviennent encore plus fous. Ça les sort de leur plan de match ».

 

S’il fait certes partie de la « liste noire » de tous les entraîneurs-chefs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, le grand manitou des Gatinois, Benoit Groulx, peut se compter chanceux de l’avoir sous son aile. Depuis qu’il a disputé son premier match avec la formation outaouaise – le 2 novembre-, le jeune homme originaire de Barrie, en Ontario, ne cesse de gagner le cœur des siens. « J’aime me battre, a-t-il rappelé. C’est une bonne façon de gagner le momentum d’une partie ou de démontrer à l’adversaire qu’ils ne pourront pas s’en tirer aussi facilement. Je me suis battu beaucoup jusqu’à présent, ça fait partie de mon rôle. C’est ma façon de contribuer aux succès de l’équipe. Je suis content que les joueurs et les amateurs apprécient mon boulot ».

 

À toutes les sauces

 

En plus de faire perdre la tête à ses adversaires, Adam Chapman peut aussi produire sur une base régulière et aider ses équipiers à remporter des matchs. Au moment de composer ces lignes, il avait récolté pas moins de 24 points (11 buts et 13 passes) en 37 rencontres. « Je connais une bonne saison actuellement, a-t-il reconnu. Benoit Groulx m’a offert de belles opportunités jusqu’à présent et ça me permet d’en bénéficier. Tu sais, tu ne peux jamais être parfaitement à l’aise avec ton rendement sur la patinoire car tu peux toujours améliorer certains points. Je sais sur quoi je dois travailler d’ici la fin de la saison et lors de période estivale. Je dois améliorer certaines faiblesses ».

 

« Ce qui ne me nuit pas également, c’est le fait que j’aie du temps de glace lors des supériorités numériques, a-t-il ajouté. J’apprécie le fait d’être positionné devant le filet adverse, puisque c’est l’une de mes principales forces. Je crois que j’accomplie un bon travail sur l’attaque massive. J’essaie toujours de voiler la vue du gardien adverse et je ne me laisse pas distraire par tous les coups de bâton et les double-échecs que je reçois ».  

 

Sans se tromper, il est maintenant possible d’affirmer que Chapman se sent comme chez lui en Outaouais. Si certains joueurs ont eu de la difficulté à s’adapter à leur nouvel environnement, on peut dire que ce fut tout le contraire pour le sympathique hockeyeur. « Je suis tellement choyé d’avoir eu la chance de me joindre à une équipe aussi glorieuse, s’est-il empressé de confirmer.  C’est vraiment super d’être dirigé par Benoit (Groulx), l’un des meilleurs entraîneurs de la Ligue canadienne de hockey. Il m’a beaucoup aidé. Lorsque tu donnes seulement ton 99 % sur la patinoire, il le sait. Instantanément, il te pousse donc à être encore meilleur. J’adore la vie ici. C’est un bel endroit et nos partisans ne sont pas comme les autres. Ils supportent fièrement leur club et ils sont très bruyants ».

 

À l’aube du grand tournoi printanier, l’ailier gauche sait fort bien que les Olympiques ne répéteront pas leurs exploits accomplis lors du printemps de 2011. Par contre, il s’attend à ce que son club soit en mesure de jouer les trouble-fêtes. «  J’aimerais que nous causions quelques surprises, a-t-il souhaité. Au hockey, n’importe quelle équipe peut l’emporter. Nous avons juste à suivre notre plan de match et à jouer en équipe. Je sais comment les Olympiques excellent lors des séries éliminatoires et je suis très excité à l’idée d’y prendre part ».

 

Simon Bédard, Olympiques de Gatineau





 
Commentaires
Moe
Continue ton excellent travail Adam car on est fier de ta progression ainsi que celle de ton équipe.
On a une jeune équipe mais travaillante.

Lâchez pas les boys...
18 févr., 2012 - 08:09 PM

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